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  • Conservateur général (h) du patrimoine, je suis maintenant membre correspondant du Centre Alexandre Koyré (Paris). J'... moreedit
Christiane Demeulenaere, "Une bibliothèque populaire inconnue à Paris : celle du XXe arrondissement," in Bibliothèques populaires, 30/11/2018, https://bai.hypotheses.org/2927.
Research Interests:
La seconde moitié du XVIIIe siècle voit une réévaluation des arts et métiers qui doit beaucoup à des entreprises éditoriales comme les Descriptions des arts et métiers et l’Encyclopédie. Celles-ci sont le fait d’institutions savantes... more
La seconde moitié du XVIIIe siècle voit une réévaluation des arts et métiers qui doit beaucoup à des entreprises éditoriales comme les Descriptions des arts et métiers et l’Encyclopédie. Celles-ci sont le fait d’institutions savantes (l’Académie des sciences) ou d’intellectuels rompus aux mots et à leur usage (Diderot et D’Alembert). Si leurs auteurs ont enquêté, visité des ateliers, rencontré des artisans, s’ils se sont informés auprès de praticiens, ils ont ordonné, mis en mots et en discours et finalement théorisé des pratiques et des usages, des tours de main, des « secrets » de métier, des savoir-faire techniques dont ils n’avaient qu’une approche très indirecte et une connaissance déléguée.

Publié en ligne :  in Muriel Louâpre (coord.), Proses de l’inventeur. Écrire et penser l’invention au XIXe siècle, Épistémocritique, Ouvrages/actes de colloques, Paris, 2016.

Téléchargeable sur  : http://epistemocritique.org/wp-content/uploads/2016/11/Demeulenaere.pdf
Research Interests:
Vient de paraître dans
Myriam Boussahba-Bravard et Rebecca Rogers (dir.), Women in International and Universal Exhibitions, 1876-1937, New York, Routledge, 2017.
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Résumé : En 1843, le diplomate français Théodore de Lagrené s'engage dans un long voyage qui le conduit en Chine, pays qui s'ouvre alors au commerce avec l'Occident. Il emmène quatre délégués de l'industrie française, désignés par les... more
Résumé : En 1843, le diplomate français Théodore de Lagrené s'engage dans un long voyage qui le conduit en Chine, pays qui s'ouvre alors au commerce avec l'Occident. Il emmène quatre délégués de l'industrie française, désignés par les chambres de commerce, dont la mission est de recueillir sur le terrain non seulement des informations commerciales et des contacts, mais aussi des échantillons de matières premières et de produits finis, des outils et des savoir-faire. L'un d'eux notamment, Isidore Hedde, réunit une très importante collection d'échantillons et d'objets en relation avec l'industrie de la soie. À leur retour en France, les objets rapportés font l'objet de plusieurs expositions publiques. 3Mais, dans un temps qui méconnaît les musées ethnologiques et les musées commerciaux, et en raison des difficultés politiques et économiques du milieu du siècle, le « musée chinois » de la mission de Chine ne verra pas le jour. Il est voué à la dispersion. L'article traite de la constitution de ces collections techniques sur le terrain, de leur(s) statut(s) en France et finalement de leur dispersion actuelle.

Trade missions and technical collections in the 19th century: the elusive "Chinese Museum" of the "mission de Chine"
Abstract :  In 1843, French diplomat Théodore de Lagrené undertook a long journey which took him to Qing China at a moment in which the country was opening to trade with West. He was heading a delegation of four members, appointed by the Chambers of Commerce and Industry with a mandate and mission to collect not only business information and contacts, but also samples of raw materials, finished products, tools, and information about the technical know-how. One of its delegates, Isidore Hedde, brought back a relatively large collection of objects related to the silk industry. Upon the return of the delegation to France, the objects collected were publicly exhibited several times. Due to political and economic difficulty of the 1850s, at a time without
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Publié dans Dossier « Musées éphémères, musées imaginaires, musées perdus », sous la dir. de Marie-Sophie Corcy et Christiane Demeulenaere-Douyère, ARTEFACT. Techniques, Histoire et sciences humaines, n° 5, décembre 2016, Rennes, PUR, p.... more
Publié dans Dossier « Musées éphémères, musées imaginaires, musées perdus », sous la dir. de Marie-Sophie Corcy et Christiane Demeulenaere-Douyère, ARTEFACT. Techniques, Histoire et sciences humaines, n° 5, décembre 2016, Rennes, PUR, p. 7-110.
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Vous trouverez la vidéo de mon intervention sur "Paris et les expositions universelles", faite à l’Institut d'études avancées (IEA) de Paris, le 11 avril 2017, en ligne sur le site de cette institution. En la revoyant, j'ai relevé deux... more
Vous trouverez la vidéo de mon intervention sur "Paris et les expositions universelles", faite à l’Institut d'études avancées (IEA) de Paris, le 11 avril 2017, en ligne sur le site de cette institution.

En la revoyant, j'ai relevé deux lapsus : l'exposition coloniale de 1931 placée au bois de Boulogne (au lieu de Vincennes) et 1925 pour 2025 pour la prochaine exposition universelle. Je vous prie de m'en excuser.
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Si l’on en croit le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, rédigé au début des années 1870, à propos des « curiosités » exotiques qui envahissaient alors le marché parisien, « la conquête de l’Algérie nous a encombrés d’objets... more
Si l’on en croit le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, rédigé au début des années 1870, à propos des « curiosités » exotiques qui envahissaient alors le marché parisien, « la conquête de l’Algérie nous a encombrés d’objets arabes ; l’expédition de Chine a fait affluer à Paris des magots sans nombre : la curiosité s’alimente de tout. Il n’est pas jusqu’à l’expédition du Mexique qui n’ait introduit chez nous certains monuments de l’art aztèque, et c’est, en vérité, le meilleur résultat qu’elle ait produit. » Pierre Larousse fait de toute évidence référence ici à la pyramide de Xochicalco dont la reconstitution figurait en bonne place à l’exposition universelle de Paris, en 1867. Si ses convictions politiques le poussaient à y voir une conséquence positive de l’Intervention française au Mexique - la seule à ses yeux de républicain convaincu -, elle fut surtout pour le grand public la seule manifestation tangible, immédiatement perceptible, d’une expédition militaire et scientifique dont la presse l’avait tenu régulièrement informé avec un enthousiasme déclinant au fil des événements, mais qui s’était déroulée bien loin de sa vie quotidienne. Elle fut aussi l’occasion de découvrir l’histoire préhispanique du Mexique et sa culture.
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Résumé : Sous le Premier Empire, les relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre connaissent des aléas qui provoquent, à certains moments, des mesures de représailles contre les Anglais résidant en France. Beaucoup d’entre eux... more
Résumé : Sous le Premier Empire, les relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre connaissent des aléas qui provoquent, à certains moments, des mesures de représailles contre les Anglais résidant en France. Beaucoup d’entre eux sont des artisans attirés par les promesses du sénatus-consulte du 18 octobre 1802 et installés avec leur famille en France, où ils ont créé des entreprises. Ils se retrouvent donc incarcérés en tant qu’otages. Néanmoins, leur savoir-faire et leur expérience sont essentiels pour le développement de l’industrie française et des instructions du ministre de l’Intérieur tentent d’aménager la rigueur des mesures prises par le ministre de la Guerre pour ceux « que l’intérêt des arts et des fabriques pourrait permettre d’excepter des mesures de représailles que le gouvernement a ordonnées et de la surveillance rigoureuse qu’il commande d’exercer sur les étrangers de cette nation ».
Cet article, appuyé sur le recensement effectué en 1803 et les interventions en faveur des prisonniers de guerre anglais (Arch. nat., F/15/3496) et sur les archives du Bureau consultatif des arts et manufactures (F/12/4575), tente de tracer une esquisse de cette communauté, de ses caractéristiques et de ses relations tant avec les pouvoirs publics qu’avec le milieu industriel en cette période particulièrement difficile pour elle.
Publié in Simone MAZAURIC (dir.), Les Savants, la Guerre et la Paix, actes du 136e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan 2011, Paris, CTHS, 2013, p. 27-36 (édition électronique, cths.fr).
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L’exposition internationale urbaine, ouverte à Lyon le 1er mai 1914, n’aurait pu être qu’une parmi les innombrables expositions internationales qui prolifèrent en ce début de XXe siècle. Elle en résume d’ailleurs assez bien toutes les... more
L’exposition internationale urbaine, ouverte à Lyon le 1er mai 1914, n’aurait pu être qu’une parmi les innombrables expositions internationales qui prolifèrent en ce début de XXe siècle. Elle en résume d’ailleurs assez bien toutes les complexités : incertitude des thématiques, confusion des genres, obligation de rentabilité… Toutefois, elle est singulière en cela qu’elle est rattrapée par l’Histoire. Confrontée à la déclaration de guerre entre la France et l’Allemagne, « frappée en plein coeur » comme l’écrit un journaliste lyonnais, elle est un semi-échec et signera la faillite de l’idéal d’universalisme qui avait guidé les initiateurs des expositions au milieu du XIXe siècle. Au fil du temps, ces expositions avaient connu bien des dérives qui en avaient dénaturé l’esprit et rendaient indispensables et urgentes la recherche et l’adoption de mesures pour les « moraliser », les encadrer et les coordonner. La question sera à reprendre après 1918…
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François Cointeraux est connu pour avoir eu une famille nombreuse et une activité inventive féconde. Jamais à court d’idées mais souvent impécunieux, il a dû rechercher inlassablement protection et financements. Il connaît donc bien les... more
François Cointeraux est connu pour avoir eu une famille nombreuse et une activité inventive féconde. Jamais à court d’idées mais souvent impécunieux, il a dû rechercher inlassablement protection et financements. Il connaît donc bien les difficultés, notamment administratives et économiques, que doivent surmonter les inventeurs, et les institutions diverses chargées de valider l’invention, de l’encourager ou d’en garantir la propriété intellectuelle. On trouve ainsi son nom dans les dossiers de bon nombre d’instances régulant à titre officiel ou officieux le champ de l’activité inventive.
À partir de trois moments de la vie de Cointeraux, l’article se propose d’explorer le contexte administratif de l’invention au tournant des XVIIIe et XIXe siècles et d’analyser quelques-unes des stratégies qui s’offrent alors aux inventeurs pour assurer le financement de leurs travaux. Au-delà des aspects purement matériels, ces démarches mettent aussi en lumière la crise morale et la difficulté des inventeurs pour faire reconnaître, en dépit des espérances nées de la Révolution et de la législation de 1791 sur le brevet d’invention, leur génie créatif dans un monde technicien hiérarchisé.
François Cointeraux is well known for his large family and his inventive fruitful activity. Never short of ideas but often impecunious, he needed protection and funding. So he knew the difficulties, including administrative and economic, faced by inventors, and the various institutions responsible for validating the invention, encouraging or ensuring their intellectual property. Thus his name may be found in the records of many regulating institutions in official or unofficial field of inventive step.
From three times of Cointeraux’s life, the article aims to explore the administrative context of the invention at the turn of the XVIIIth and XIXth centuries and analyze any of the strategies available to inventors for then secure funding for their work. Beyond the purely material aspects, these approaches also highlight the moral crisis and the difficulty for inventors to make recognize, despite the hopes born from the Revolution and the law of 1791 on the patents, their creative genius in a hierarchical technician world.

Article paru dans Laurent Baridon, Jean-Philippe Garric et Gilbert Richaud (éd.), Les leçons de la terre. François Cointeraux (1740-1830, professeur d'architecture rurale, Paris, INHA-Les éditions des cendres, 2016, p. 85-97.
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La personnalité et l’itinéraire personnel du Lyonnais François Cointeraux (1740-1830), infatigable promoteur de la construction en pisé de terre et inventeur prolixe, commencent à être mieux connus. Ce qu’on sait moins, c’est qu’il a... more
La personnalité et l’itinéraire personnel du Lyonnais François Cointeraux (1740-1830), infatigable promoteur de la construction en pisé de terre et inventeur prolixe, commencent à être mieux connus. Ce qu’on sait moins, c’est qu’il a passé à Paris presque autant de temps qu’à Lyon et sa région. Arrivé dans la capitale en 1789, il y meurt en 1830. C’est à Paris qu’il élabore la plus grande partie de son œuvre imprimée, mais c’est aussi là que, confronté aux bouleversements politiques et aux nécessités économiques de son temps, il met en œuvre ses « écoles d’architecture rurale ». Cet article se propose, à la lumière de documents inédits conservés dans les archives parisiennes, de retracer cette « vie parisienne » et de mettre la lumière sur les modes de survie au quotidien et d’autovalorisation d’un inventeur « obscur ».
Article publié dans François Fleury, Laurent Baridon, Antonella Mastrorilli, Rémy Mouterde et Nicolas Reveyron (dir.), Les temps de la construction. Processus, acteurs, matériaux, Recueil de textes issus du 2e congrès francophone d’histoire de la construction, Lyon, 29-31 janvier 2014, Paris, Éditions Picard, 2016, p. 1067-1077.
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ABSTRACT Paul Robin is known for having elaborated the principles of éducation intégrale (inclusive education) and especially for being the first to put them into practice at the Orphelinat Prévost in Cempuis. He also instituted... more
ABSTRACT Paul Robin is known for having elaborated the principles of éducation intégrale (inclusive education) and especially for being the first to put them into practice at the Orphelinat Prévost in Cempuis. He also instituted coeducation, making the orphanage « the large family of Cempuis ». His innovative and unusual system within the educational context of the time led to conservative antiparliamentarian attacks in 1894. Nonetheless, the Cempuis experiment deserves recognition as one of the first successful attempts at educating girls and boys together.
L’année 2014 marque le 140e anniversaire de la création de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île de France, en 1874 ; c’est donc l’occasion de faire retour sur les premières années de cette société savante, ce que la célébration... more
L’année 2014 marque le 140e anniversaire de la création de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île de France, en 1874 ; c’est donc l’occasion de faire retour sur les premières années de cette société savante, ce que la célébration de son centenaire , en 1974, n’avait que très brièvement abordé.
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Paru dans Giovanni Luigi Fontana et Anna Pellegrino (dir.), Esposizioni Universali in Europa. Attori, pubblici, memorie tra metropoli e colonie, 1851-1939, Ricerche Storiche, anno XLV, n° 1-2, gennaio-agosto 2015, p. 143-150. Fenêtres... more
Paru dans Giovanni Luigi Fontana et Anna Pellegrino (dir.), Esposizioni Universali in Europa. Attori, pubblici, memorie tra metropoli e colonie, 1851-1939, Ricerche Storiche, anno XLV, n° 1-2, gennaio-agosto 2015, p. 143-150.

Fenêtres ouvertes sur le monde, les expositions internationales fournissent à leur public des représentations du monde qui sont souvent des idéalisations de la réalité. Des considérations financières s’en mêlant, les organisateurs recherchent un exotisme dont ils savent le succès assuré.
De nombreux pays considèrent comme une nécessité de se présenter dans les expositions sous leur meilleur jour, tant les enjeux économiques, commerciaux ou diplomatiques sont importants. Mais cette ambition les contraint aussi à choisir quelle représentation d’eux-mêmes donner et parfois à s’enfermer dans des images fausses et caricaturales. À travers l’exemple de plusieurs pays d’Amérique latine (Mexique, Pérou, Argentine…), on verra la « fabrique de l’image » à l’œuvre, les stratégies souvent divergentes adoptées par les pays participants, et les dangers et déconvenues rencontrés.

Mots-clés : Amérique latine, expositions universelles, identité nationale, représentations.
As windows opened upon the world, International Exhibitions provide the public with representations often under the order of the ideal, especially when financial considerations are involved, prompting organizers to find "exotic" and successful attractions.
Many countries needed to be presented at their best, because the stakes in economic, trade or diplomatic were very important. But this ambition involved them also to get sometimes locked into false representations and caricatures. Through the example of several Latin American countries (Mexico, Peru, Argentina...), this paper examines how the "image factory" is processing in International Exhibitions, the divergent strategies of the countries and the dangers and disappointments encountered.

Keywords: Latin America, national identity, representations, World Exhibitions.
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Les expositions universelles ont été des vitrines de la modernité et du progrès, mais aussi des vitrines de l’ailleurs, du différent, de l’insolite, du spectaculaire… L’exotisme, très prégnant dans la culture du XIXe siècle, y tient une... more
Les expositions universelles ont été des vitrines de la modernité et du progrès, mais aussi des vitrines de l’ailleurs, du différent, de l’insolite, du spectaculaire… L’exotisme, très prégnant dans la culture du XIXe siècle, y tient une place importante, d’autant qu’il concourt au succès, notamment financier, de l’exposition, et il n’est guère d’exposition qui ne présente son (ou ses) village(s) indigène(s), dans lesquels évoluent des hommes et des femmes censés montrer la vie quotidienne de peuplades lointaines, tandis que les troupes de musiciens et de danseurs exotiques envahissent les scènes.
Dans cet univers exotique factice, souvent bien éloigné de la réalité, les femmes tiennent une place qui tend avec le temps à s’affirmer. Danseuses javanaises, Amazones dahoméennes, danseuses du ventre ou Ouled Nail…, elles ont été nombreuses à s’offrir ou à être offertes au regard du public. Mais, contrairement aux femmes occidentales qui ont utilisé les expositions internationales comme des tribunes pour afficher leurs revendications et organiser leurs mouvements d’émancipation, les femmes exotiques n’ont pas eu (ou peu) le choix de participer.
Comme tout dans les expositions, les spectacles « ethniques » obéissent à des codes ; il s’agit moins d’instruire le public que de le distraire, de lui donner à rêver, en lui proposant une « réalité » fantasmée. Les femmes exotiques qui en sont les actrices, ont été assignées à des jeux de rôles dans lesquels on pensait que les visiteurs les reconnaîtraient d’emblée, puisque conformes à leurs représentations mentales. Ambassadrices de cultures lointaines et mystérieuses, porteuses de craintes fantasmées ou de désirs ambigus et refoulés, elles nous en révèlent finalement bien plus sur le regard des visiteurs occidentaux que sur elles-mêmes.

Mots-clés : amazones dahoméennes, danseuses javanaises, danses du ventre, exotisme, fantasmes, représentations mentales, spectacles « ethniques ».
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Paul Robin (1837-1912), compagnon de route des luttes anarchistes, s’inscrit parmi les pionniers de l’éducation libertaire. Mais son engagement va bien au-delà par la réflexion qu’il mène sur les rapports de sexe au sein de la famille,... more
Paul Robin (1837-1912), compagnon de route des luttes anarchistes, s’inscrit parmi les pionniers de l’éducation libertaire. Mais son engagement va bien au-delà par la réflexion qu’il mène sur les rapports de sexe au sein de la famille, voire du couple.
Il est connu pour être le théoricien de l’éducation intégrale dont il a réalisé la première expérimentation concrète sur quelques centaines d’enfants à l’orphelinat de Cempuis (Oise). Pour lui, il ne s’agit pas seulement de renverser l’ordre social et économique par des moyens politiques. Considérant la famille comme la base de la société, c’est d’abord en son sein qu’il veut introduire la subversion.
Un aspect important de l’éducation qu’il donne aux orphelins de Cempuis est la « coéducation des sexes ». Il ne s’agit pas pour lui d’une simple mixité, mais surtout de la volonté d’élever filles et garçons sur le même pied, en leur donnant une véritable égalité des chances. Il leur fait partager les mêmes activités (le sport, par exemple), leur donne le même enseignement (les mathématiques, l’astronomie…) et leur fait acquérir une formation professionnelle exclusive de toute différenciation sexuelle (les filles pouvant indistinctement s’initier au travail du bois ou au repassage).
Quelques années plus tard, Robin, se faisant l’introducteur en France du néo-malthusianisme, radicalisera sa réflexion « féministe » en enseignant aux femmes les moyens de la « libre maternité » dont il considère que le choix doit leur revenir, et en proposant de leur transférer la puissance paternelle sur leurs enfants pour assurer leur indépendance économique et sociale.
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La loi du 16 juin 1859 porte les limites de Paris « jusqu’au pied du glacis de l’enceinte fortifiée », lui annexant une large partie de sa proche banlieue. Face à cette mesure, les populations annexées sont en droit d’attendre beaucoup... more
La loi du 16 juin 1859 porte les limites de Paris « jusqu’au pied du glacis de l’enceinte fortifiée », lui annexant une large partie de sa proche banlieue. Face à cette mesure, les populations annexées sont en droit d’attendre beaucoup pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
Le cas étudié ici de deux communes de l’Est parisien, Belleville et Charonne, vouées à devenir de « nouveaux » arrondissements parisiens, permet de mesurer les attentes que les habitants des communes annexées pouvaient fonder sur cette extension, leurs inquiétudes, et les réponses qui leur ont été apportées. Si les attentes étaient nombreuses, le temps nécessaire à les satisfaire fut long et nombreuses les insatisfactions.
The Act of June 16 1859 extends the limits of Paris "to the foot of the glacis of the fortifications", annexing to the city a large part of its suburb. People could expect from this annexation a lot to improve their living conditions.
This paper is studying the case of two towns in the East of Paris, Belleville and Charonne, which will become "new" arrondissements of Paris. It helps to guess the expectations that the inhabitants of the annexed suburb could base on this extension, their concerns, and responses they were made. They had many expectations, but the time to satisfy them was so long and produced many dissatisfactions.

Publié dans Florence BOURILLON et Annie FOURCAUD (dir.), Agrandir Paris : 1860-1970, Paris, Publications de la Sorbonne / Comité d’histoire de la Ville de Paris, 2012, p. 129-145
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Autant qu’en matière de techniques, les expositions universelles ont été des lieux de diffusion des connaissances archéologiques nouvelles. En témoigne la présence du Mexique dans les expositions parisiennes de 1867 et de 1889. Dans les... more
Autant qu’en matière de techniques, les expositions universelles ont été des lieux de diffusion des connaissances archéologiques nouvelles. En témoigne la présence du Mexique dans les expositions parisiennes de 1867 et de 1889. Dans les deux cas, les civilisations préhispaniques sont mobilisées pour fournir le décor de l’exposition, une pyramide imitée de celle de Xochicalco en 1867, et un teocalli, vaste « Palais aztèque », en 1889.
Les millions de visiteurs de ces expositions ont découvert, même avec l’alibi du pittoresque et de l’anecdotique, des spécimens d’architecture préhispanique et des objets se rattachant aux civilisations anciennes du Mexique, auxquels la plupart n’avait pas couramment accès. L’image du Mexique, terre d’aventures et de prodigalité naturelle, largement diffusée en Europe depuis la fin du XVIIIe siècle, y a pris pour le grand public une profondeur historique et culturelle.
Mots-clés : archéologie, expositions universelles, Méhédin Léon (1828-1905), Mexique, moulages, Xochicalco, 1867, 1889.

Abstract
As well as in the technical field, universal exhibitions were places of archaeological knowledge diffusion latest. Thus, Mexico is present twice in the Paris exhibitions of 1867 and 1889. In both cases, the pre-Hispanic civilizations are mobilized to provide the backdrop for the exhibition, a "Xochicalco pyramid" in 1867, and a teocalli, large "Aztec Palace" in 1889.
So, the millions of visitors of these exhibitions have discovered, even with the alibi of the picturesque and anecdotal, specimens of pre-Hispanic architecture and objects relating to ancient civilizations of Mexico, which they did not access. The image of Mexico, land of adventure and extravagance natural widely since the XVIIIth century, took for the European public a historical and cultural depth.

Keywords : archeology, Méhédin Léon (1828-1905), Mexico, moldings, Xochicalco, World exhibitions, 1867, 1889.
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Les femmes, le plus souvent présentées comme des créatures modernes et élégantes, tiennent une place importante dans l’œuvre de Robida. Sans doute aussi dans ses pensées, au point qu’un beau jour de 1880, il imagine de consacrer un numéro... more
Les femmes, le plus souvent présentées comme des créatures modernes et élégantes, tiennent une place importante dans l’œuvre de Robida. Sans doute aussi dans ses pensées, au point qu’un beau jour de 1880, il imagine de consacrer un numéro de sa nouvelle revue La Caricature au « coup d’État féminin ». Il relate, avec humour et brio, sous la forme d’un pastiche très inspiré de son expérience communarde, ce qui se passerait si les femmes, regroupées sous la banderole des « Droits de la Femme » et maniant comme les hommes barricades, canons et vitriol, s’emparaient du pouvoir politique… Que feraient-elles de ce pouvoir ? La réponse de Robida, pour fantaisiste et plaisante qu’elle soit, laisse interrogatif, car la "nouvelle société" qu’il propose n’est, comme dans la fête des fous, que le reflet inversé de la société de son temps. Les femmes au ministère, les hommes à la cuisine... mais on est dans la satire…
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Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les expositions universelles apparaissent comme les « vitrines de la modernité » où de nombreux pays souhaitent se mettre en valeur. D’autant qu’au-delà d’être des fêtes du commerce et de... more
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les expositions universelles apparaissent comme les « vitrines de la modernité » où de nombreux pays souhaitent se mettre en valeur. D’autant qu’au-delà d’être des fêtes du commerce et de l’industrie, elles revêtent bien d’autres caractéristiques, notamment celle d’être un espace diplomatique où les relations entre les pays peuvent être redéfinies.
Tel est le projet de l’Égypte qui participe brillamment à l’exposition universelle de 1867, à Paris, non plus comme une dépendance de l’empire ottoman, comme en 1855, mais bien comme un pays « moderne » qui entend exposer ses richesses de toute nature et revendiquer son indépendance. Une exposition universelle plus tard, en 1878, la situation a changé : l’Égypte n’est plus en situation de paraître dans les mêmes conditions et sa participation est donc plus modeste.
En 1889, le goût du public européen a évolué ; il veut toujours plus de dépaysement et plus de divertissement. L’Égypte est en quelque sorte victime de l’image traditionnelle, « folklorique », à laquelle elle est associée, et, si elle figure encore à l’exposition, c’est ravalée au statut d’attraction, la « Rue du Caire ». Une image qu’elle conservera longtemps, à travers les nombreuses attractions de la « Rue du Caire » qui feront florès dans les expositions suivantes.
Destinées à un public très large, de niveau culturel disparate, les expositions recourent à des images fortes et simplistes, destinées à faire impression sur les imaginations et les sensibilités. La mise en scène de l’Égypte dans les expositions, qui convoque tous les poncifs d’un orientalisme alors en vogue, obéit à ces règles. En contrepartie du succès qu’elle remporte, l’Égypte y gagne une image stéréotypée, conventionnelle, conforme à ce qu’on croyait être alors l’attente des visiteurs, dans laquelle celle du pays réel se dissout.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les expositions universelles apparaissent comme des « vitrines de la modernité » incontestables et incontournables. Nombreux sont les pays encore en périphérie du cercle étroit des puissances «... more
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les expositions universelles apparaissent comme des « vitrines de la modernité » incontestables et incontournables. Nombreux sont les pays encore en périphérie du cercle étroit des puissances « modernes », qui entendent bien se saisir de ces occasions pour tenter d’entrer dans le concert des nations. D’autant qu’au-delà d’être des fêtes du commerce et de l’industrie, les expositions revêtent d’autres caractéristiques, notamment celle de constituer un espace diplomatique où les cartes peuvent être redistribuées et les relations entre les pays redéfinies. L’Égypte a compris ces potentialités politiques et économiques immenses mais les aléas de son histoire ne lui ont pas permis d’en tirer tout le bénéfice espéré.
Les expositions sont aussi ‒ et surtout ‒ des machines à fabriquer des images fortes et simplistes, destinées à impressionner les imaginations et les sensibilités. La mise en scène de l’Égypte dans les expositions, convoquant tous les poncifs d’un orientalisme alors fort en vogue, obéit à ces règles, mais l’Égypte n’y gagne qu’une image stéréotypée, conforme à ce qu’on croyait être alors l’attente des visiteurs, qui se retourne contre elle.
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Publié dans Histoire(s) de l'Amérique latine (revue en ligne), vol. 3, 2009. Lien <http://hisal.org/index.php?journal=revue&page=article&op=viewArticle&path%5B%5D=Demeulenaere-Douyere2009-1)> En 1867, autour du Palais elliptique,... more
Publié dans Histoire(s) de l'Amérique latine (revue en ligne), vol. 3, 2009. Lien <http://hisal.org/index.php?journal=revue&page=article&op=viewArticle&path%5B%5D=Demeulenaere-Douyere2009-1)>

En 1867, autour du Palais elliptique, construit par Jean-Baptiste Krantz, sur le Champ de Mars, qui accueille les produits présentés à l’exposition universelle qui se tient alors à Paris, les visiteurs découvrent, un vaste Parc, dont les allées leur réservent mille surprises. L’une de ces merveilles est le temple de Xochicalco, dont le nom est étroitement lié à la Commission scientifique du Mexique et, plus particulièrement, à l’un de ses membres, Léon Méhédin. Celui-ci y présente au public, moyennant un prix d’entrée, une exposition personnelle constituée à partir de ses propres collections.
À partir des sources conservées aux Archives nationales (Paris), l’article se propose de resituer le projet de Léon Méhédin à la fois dans sa propre carrière et dans l’actualité intellectuelle de son temps et de montrer comment, au-delà de son aventure personnelle, Méhédin fit œuvre de vulgarisateur en présentant pour la première fois à un très large public de non-spécialistes un témoignage impressionnant des civilisations précolombiennes.
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Les expositions universelles connaissent une vogue sans pareil au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Les services administratifs chargés de leur mise en œuvre ont laissé des archives abondantes qui nous renseignent sur les multiples... more
Les expositions universelles connaissent une vogue sans pareil au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Les services administratifs chargés de leur mise en œuvre ont laissé des archives abondantes qui nous renseignent sur les multiples aspects de leur organisation, de la construction des bâtiments au choix des exposants et du recrutement du personnel à l’attribution des récompenses. Tel est le cas des archives des commissariats des expositions organisées par la France, conservées par les Archives  nationales. Dans ces fonds, on trouve une abondante documentation sous forme de photographies, technique alors d’invention récente. Au-delà du rôle illustratif ou anecdotique dans lequel il ne faut plus les cantonner, ces photographies sont source des renseignements multiples, à la fois sur le rôle que leur assigne l’administration et sur l’exposition elle-même.


The universal exhibitions were very popular in the XIXth century and the beginning of XXth. The governing bodies which had to plan them, left very extensive records which bring a lot of data about their organization, from the construction of the buildings to the choice of the exhibitors and from the recruitment of the staff to the attribution of the rewards. So it is with the records of French departments which planed the universal exhibitions in Paris, now in the National Archives (Paris). In these, one may found plenty of photographic documents, then a new technology. Moreover their interest as illustrations or anecdotes, these photographic documents bring many data as well about the part they play in administrative process as about the exhibitions themselves.
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Publié dans Gavroche, n°99-100, mai-août 1998
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HISTOIRE DES MOBILITÉS ÉLECTRIQUES (XIXe-XXIe siècles) Dossier coordonné par Mathieu Flonneau et Arnaud Passalacqua • Introduction, Mathieu Flonneau et Arnaud Passalacqua • L’automobile de demain : une histoire de générations... more
HISTOIRE DES MOBILITÉS ÉLECTRIQUES (XIXe-XXIe siècles)

Dossier coordonné par Mathieu Flonneau et Arnaud Passalacqua

• Introduction, Mathieu Flonneau et Arnaud Passalacqua

• L’automobile de demain : une histoire de générations déçues, Gijs Mom

• L’ingénieur Krebs (1850-1935) ou comment traduire le fluide électrique, Philippe Krebs

• « Attention, demoiselles, l’électricité passe ! » Représentations et expériences des rapports électricité-mobilité dans les Asturies (1880-vers 1920), Daniel Pérez Zapico

• Les électrobus de Savoie (années 1920-années 1960) : mobilité, territoire et énergie autour d’un choix technique intermédiaire, Yves Bouvier

• La Poste au courant. Aux origines d’une institution électrisée, Sébastien Richez

• Le véhicule hybride rechargeable : un nouveau système sociotechnique, Magali Pierre et Jérôme Huguet

DOCUMENTS

• François Sigaut, la technologie et la politique du patrimoine ethnologique, Noël Barbe

• Rapport au Conseil du Patrimoine ethnologique sur le thème « Culture technique » (1987), François Sigaut

VARIA

• Défendre les intérêts moraux et économiques des inventeurs : des formes d’action collective sous la Révolution (1790-1798), Christiane Demeulenaere-Douyère

• Le geste et la couleur. Leroi-Gourhan, l’anthropologie des techniques et les pratiques de colorisation, Arnaud Dubois

• Cristalliser l’histoire. La seconde vie des perles préhistoriques en Thaïlande péninsulaire, Annabel Vallard, Bérénice Bellina et Olivier Evrard

COMPTES RENDUS DE LECTURE
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Au début du XIXe siècle, les aléas des relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre suscitent, à certains moments, des mesures de représailles contre les Anglais résidant en France. Beaucoup d’entre eux sont des artisans ou des... more
Au début du XIXe siècle, les aléas des relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre suscitent, à certains moments, des mesures de représailles contre les Anglais résidant en France. Beaucoup d’entre eux sont des artisans ou des manufacturiers qui ont été attirés par les promesses du sénatus-consulte du 18 octobre 1802 et qui se sont installés en France avec leurs familles et leurs entreprises. Ils se retrouvent incarcérés comme otages. Néanmoins, leur savoir-faire et leur expérience manufacturière sont essentiels pour le développement de l’industrie française ; des instructions du ministre de l’Intérieur tentent d’aménager la rigueur des mesures prises par le ministre de la Guerre pour ceux « que l’intérêt des arts et des fabriques pourrait permettre d’excepter des mesures de représailles que le gouvernement a ordonnées et de la surveillance rigoureuse qu’il commande d’exercer sur les étrangers de cette nation ».
Cet article, appuyé sur le recensement effectué en 1803 et sur les dossiers des interventions faites en faveur des prisonniers de guerre anglais, tente de tracer une esquisse de cette communauté, de ses caractéristiques, de ses relations tant avec les pouvoirs publics qu’avec le milieu industriel français et des difficultés qu’elle subit en cette période particulièrement compliquée pour elle.

In the early nineteenth century, the vagaries of diplomatic relations between France and England rise, at times, retaliation against the English residents in France. Many of them are artisans or manufacturers attracted by the promises of Senatusconsultum October 18, 1802, and settled in France with families and businesses. So, they are imprisoned as hostages. However, their know-how and manufacturing experience are essential to the development of French industry ; instructions from Interior Minister try to develop the strict measures taken by the Minister of War to those "that interest in arts and factories could allow retaliation excepting that the government has ordered strict monitoring and control he exercised over the foreign nation."
This article, leaning on the census in 1803 and the records of interventions in favor of English prisoners, is trying to draw a sketch of this community, its characteristics, its relationship with the government as well as the French industrial, and the difficulties suffered during this particularly complicated time.